lundi 17 juillet 2017

"La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de Joel Dicker

Livre que l'on m'a offert peu de temps après sa sortie, j'avoue avoir été un peu échaudée par son épaisseur. Je l'ai finalement lu en assez peu de temps.

Résumé

Couverture La vérité sur l'affaire Harry QuébertÀ New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?


Mon avis

Je suis dans ma période policier, après le roman de Fred Vargas. Encore un fois, je me suis retrouvée happée par l'histoire.

L’enquête est plutôt sympathique avec une plongée dans l'Amérique des années 70s, les ambitions de chacun parfois rattrapées par la réalité (j'ai eu pas mal de compassion pour Jenny...) et le rappel des limitations des technologies actuellement accessibles.
On n'échappe malheureusement pas à quelques clichés (la mère de Marcus, Robert, beauf en puissance) et à certaines ficelles (Tiens il ne devait pas creuser ce point, et quelques 200 pages plus tard et ca entraine un ultime rebondissement...). De même, le rapprochement entre Marcus et le policier en charge de l’enquête est finalement assez facile, à croire qu'il est possible de devenir détective privé en lien avec la police en quelques minutes.

Les personnages sont attachants, et assez creusés pour apporter leur lot de surprise, y compris quand on pense les avoir cernés. La galerie est modérée mais bien différenciée et j'ai apprécié suivre leur vie dans les années 70 et leur vie actuelle. Chacun apporte une facette de la vie de Nola et sa place dans le village.

La fin est pleine (un peu trop?) de rebondissements mais apporte toutes les explications attendues.
J'ai aimé la mise en abyme effectuée par l'auteur avec les conseils d'écriture du maitre à l'élève qui s’accordent pas mal aux chapitres du livre et cette impression qu'il écrit ce livre en même temps que notre lecture. (Même si je conçois que ce procédé a pu en agacer certains).

L'histoire se suffit en elle même, mais un autre livre avec comme personnage principal Marcus est sorti depuis peu, et je me laisserai facilement tenter.

Au total : Un bon page-turner sur fond d'Amérique des années 70s !

jeudi 6 juillet 2017

"La porte des enfers" de Laurent Gaudé



Couverture La porte des enfers

Lu dans le cadre du club de lecture, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire probablement du fait du thème initial abordé (la perte de son enfant par accident) puis la seconde partie m'a complètement embarquée.

Résumé

 2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière. Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.
1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue.


Mon avis

C'est mon second roman de cet auteur cette année, et encore une fois je suis séduite par son écriture et sa manière d'aborder des sujets difficiles, de faire de la littérature contemporaine avec une touche de fantastique.
Comme souvent les personnages sont au centre du récit, même si la ville de Naples est aussi à l'honneur (pas forcément dans son coté très touristique) surtout dans sa religiosité et sa population.

La détresse de Giuliana et Matteo est poignante, et leur attitude si différente face à ce deuil porte ce livre. J'ai apprécié la manière dont est traitée la descente aux enfers (littérale et figurée) de Mattéo, à travers ses rencontres nocturnes, son errance à la recherche d'un but et son humanité qui éclot au fur et à mesure du roman.
Ses rencontres nocturnes nous offre un panel de personnages émouvants et plein de nuances. Malgré une apparence défavorable, on sent l'humanité qui se dégage d'eux et leur amour de la vie.

J'ai cependant trouvé que l'histoire était assez longue à se mettre en place et la seconde partie bien plus dynamique et intéressante. La scène finale apporte une touche d'espoir à ce récit très sombre du fait des thèmes abordés.

Au total : Un livre sur le deuil et la vengeance. Pas mon préféré de l'auteur mais une bonne lecture, pleine de réflexion.

Les avis lors du club ont été assez divergent, entre les conquis de base, ceux qui ont trouvé beaucoup de facilité dans le récit, notamment aux enfers (et ont fait un parallèle avec Danté), et les mitigés qui ont aussi trouvé que le début était trop lourd et lent à se mettre en place.

mardi 4 juillet 2017

"14-14" de Silène Edgar et Paul Beorn

Acheté lors des Imaginales 2015, je l'ai sorti de ma PAL suite à un avis sur FB, et l'ai dévoré en une après midi

Résumé

Couverture 14-14Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l'un de l'autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l'école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d'échanger du courrier...







Mon avis

J'ai dévoré ce livre bien écrit, et assez mignon sur la vie des 2 adolescents confrontés à leur différence de vie mais aussi leur similitudes à 100 ans d'intervalle.

J'ai apprécié les voir murir, surtout celui de 2014, et j'ai été touché par la condition des écoliers en 1914, tiraillé entre obligations familiales et surtout dans les campagnes et envie d'instruction et de changer de vie. On voit l'évolution de la situation des écoliers sur un siècle et le privilège qu'on a eu d'avoir notre scolarité actuelle.
La touche de fantastique expliquant leur correspondance est bien amenée et conclut ce livre plaisant.

Au total : Un livre jeunesse qui met en avant l'évolution des conditions de vie chez des lycéens à 100 ans d'intervalle. Bon moment détente, qui ouvre certains pans de l'histoire.


https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre E : 349 pages

dimanche 2 juillet 2017

"Pars vite et reviens tard" de Fred Vargas

Ce livre est dans ma PAL depuis un bon moment, offert par une collègue qui apprécie beaucoup cet auteur. J'avais essayé de le lire il y a quelques temps, sans accrocher au départ. J'ai redonné sa chance à ce titre et l'ai lu en 5 jours.

Résumé

Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL. A première vue, on pourrait croire à l'œuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...

Mon avis

Je lis assez peu de policier préférant les regarder en série télé, pourtant quand je referme un livre comme celui ci, je me dis que je devrais m'y plonger plus souvent pour une lecture détente, demandant pourtant certain suivi pour ne pas être perdue dans les personnages et dans les détails importants pour l'histoire. J'avoue que certains personnages secondaires n'ont pas retenu mon attention et aux révélations finales, j'ai eu du mal à les remettre en place.

Le personnage principal d'Adamsberg, commissaire tout en feeling, et son acolyte plus pragmatique font la force de ce livre, car l'intrigue elle même est servie par quelques facilités, notamment lorsque pour l'histoire des peintures sur les portes et les experts trouvés sans trop lutter.
Mais le caractère, la ténacité et sa capacité à faire jouer ses réseaux d'Adamsberg sont plutôt positifs pour l'histoire. Les personnages secondaires sont fouillés et plein d'intrigues secondaires qui étoffent ce récit. J'ai aimé me retrouver plongée avec le "crieur" place Edgar Quinet (que j'ai beaucoup fréquenté), au milieu d'habitants semblant si réel, qu'on pourrait les croiser.
Le fil rouge avec Camille apporte assez peu à l'histoire mais maintient ce coté assez fantasque du commissaire.

Au total : Une plongée dans l'univers d'Adamsberg et de Vargas, plutôt positive. J'ai un autre titre dans ma PAL qui je lirai avec plaisir !

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre V : 347 pages

samedi 1 juillet 2017

Quelques instants de lecture [3]

QuelquesInstantsBan
Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé par le blog Les lectures de Mariejuliet, qui se tient le 1er jour de chaque mois.  Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé,  mis en scène.










J'avoue que le mois de juin et le fait que je sois arrêtée depuis 10 jours pour quelques mois a facilité mes lectures et mes participations IG.

Un mois de juin sous le signe des lectures donc,du tricot, nouveau hobby depuis quelques temps qui permet d'occuper ses mains pendant que ma tete se vide en regardant la télé, le plus souvent et du jardinage, où je commence à profiter de mes efforts (je mange surtout des salades et des herbes aromatiques mais c'est un bon début). Bientôt la photos des livres de jardinage, offerts par mon voisin qui voit mes efforts peu productifs !






En juin, j'ai lu : 

"Pars vite et reviens tard",  un policier, pour mon challenge ABC (billet en cours de publication). Un bon moment de lecture, détente avec des personnages principaux et secondaires charismatiques.
Un livre de SF, débuté au mois dernier.  Je l'ai finalement abandonné, trop exigeant pour moi pour le moment. Je n'ai jamais réussi à entrer assez dans l'histoire pour avoir envie de poursuive au delà de la moitié (mais je me suis accrochée). Les discussions du club de lecture me font penser que je le retenterai peut être.
En arrière plan, un tracteur Lego, monté par mon homme ! (offert par ses collègues pour fêter son changement de travail)


"Une prière pour Owen", mon fil rouge depuis le mois dernier, j'avance tranquillement dedans quand je prends le métro et j'aime beaucoup l'histoire et l'ambiance américaine des années 70, très puritaine.








Les hirondelles de Kaboul, drame se situant dans l'Afghanistan sous les Talibans, toujours d'actualités. Lecture intense par son déroulé et son dénouement. Plein d'interrogations soulevées sur notre indifférence à ces drames, et à la condition féminine.

14-14 : Roman historique jeunesse, mignon se lisant facilement. Lu dans le cadre de mon challenge ABC (Billet en cours)




Et j'ai enfin fini Persuasion de Jane Austen, ma seule participation au mois anglais. Relecture en VO de ce classique de la langue anglaise.  (Sur mon kindle, donc pas de photos...)


Sont en cours
Comme un conte de Graham Joyce, dont j'avais beaucoup aimé "Lignes de vie"
Je poursuis Une prière pour Owen
"La porte des enfers" de Laurent Gaudé pour le club de lecture du juillet.


Achats du mois
 "Vernon subutex", suite à mon dernier club de lecture
"La porte des enfers" (cf ci dessus)
"La mythologie viking", écrit par Neil Gaiman, pour effacer l'image de Thor bogosse du ciné
"La mémoire de Babel", tome 3 d'une série qui s'améliore au fur et à mesure
"All Clear", suite de Black out, mon pavé pour cet été, un an d'écart entre les 2 lectures, peut être un peu trop...
Ma réception mensuelle de Lire, dont les 20 romans pour l'été ne m'ont pas franchement donné envie...


Voila pour le mois de juin !
Les autres billets sont à retrouver chez Marie-Juliet !

vendredi 30 juin 2017

"Persuasion" de Jane Austen


J'ai poursuivi mes relectures de classiques anglais dans la version originale pendant mes nuits d'insomnie, motivée aussi par le "Mois anglais" auquel je souhaitais participer.
Instauré par Cryssilda et Lou, le mois Anglais, qui démarre du 1er juin 2017 pour se terminer le 30 juin, a pour vocation de faire découvrir ou redécouvrir la culture anglaise par le biais de sa littérature foisonnante.

J'avais été assez touché par Anne lors de ma première lecture du fait de sa différence d'âge avec les héroïnes classiques autenniennes et de son parcours de vie.

Résumé

"Il raconte les retrouvailles d'Anne Elliot avec Frederick Wentworth, dont elle a repoussé la demande en mariage huit ans auparavant, persuadée par son amie Lady Russell des risques de cette union avec un jeune officier de marine en début de carrière, pauvre et à l'avenir incertain. Mais alors que la guerre avec la France s'achève, le capitaine Wentworth revient, fortune faite, avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne Elliot la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader."



 Mon avis

J'avoue avoir eu plus de mal à cette lecture qu'Orgueil et Prejugés, probablement car la trame m'est moins familière. Cependant je me suis beaucoup moins mélangé les pinceaux entre les différents personnages (notamment la famille Musgrove qui m'avait décontenancée lors de ma première lecture).
J'ai apprécié le personnage d'Anne, même si sa place dans sa famille est particulièrement ingrat, et j'avoue que son père est assez agaçant, tellement imbu de son titre et de lui même, sans se préoccuper du bonheur de sa famille autre que sa fille ainée qui a pour le coup un petit coté, mégère de Cendrillon. Cette famille est assez étonnante dans sa composition et le caractère si différent des soeurs, dont on sent une affinité assez faible finalement (contrairement à d'autres romans de cet auteur).

J'ai aimé aussi me balader en Angleterre, dans des lieux que j'ai visité récemment (notamment Bath)et la campagne anglaise reste à l'honneur dans ces livres.

L'évolution de la relation entre le capitaine et Anne fait partie des atouts de l'histoire. Leur timidité, sens du devoir sont à l'honneur et on sent qu'ils sont assortis. J'ai aimé aussi l'émancipation d'Anne vis à vis de sa famille, de ses amitiés (avec sa copine de lycée), tout en restant fidèle à elle même et ses convictions.  La fameuse lettre (qui arrive si tardivement dans le livre) m'a procuré à nouveau beaucoup d'émotion dans ma relecture.


J'ai profité de cette relecture pour revoir le feuilleton BBC et vraiment je trouve que l'actrice d'Anne rend le personnage assez insipide, du fait de son manque de charisme qui est pourtant si mis en avant dans le livre.
Le père et les sœurs vont tellement bien dans leur prétention par contre. Et je regrette les raccourcis concernant Bath et Mme Smith, personnage intéressant dans la vision de la société anglaise et dans le peu d'autonomie reconnue aux femmes.

Au total : Une relecture plaisante, sur un roman dont l'héroine me parle plus que les soeurs Bennett, mais qui s'avère plus difficile d'accès je pense.

jeudi 22 juin 2017

"Les hirondelles de Kaboul" de Yasmina Khadra

J'avais lu il y a quelque temps (bon ok 5 ans), L'attentat du même auteur qui m'avait marqué dans sa manière d'approcher certains faits du proche orient. Après l'avoir présenté à mon club de lecture, j'en ai profité pour sortir celui ci de ma PAL qui fait partie de la même "trilogie" au vue des thèmes abordés (Le dernier roman étant "Les sirènes de Bagdad".)

Résumé

Couverture Les hirondelles de KaboulDans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie & le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre à également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies.

Mon avis

Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un drame aussi fort.
 L'histoire, bien que courte, monte crescendo en suivant 2 couples dont les hommes se rencontrent initialement de manière fortuite et rapide, puis nous entrons dans leur intimité, leur intérieur avec leurs femmes, si différentes, mais pour lesquelles les sentiments sont forts. Ces histoires entrelacées qui vont finalement se rejoindre sont fortes. On découvre une partie du quotidien de la vie afghane sous la domination talibane. Les narrateurs évoquent les pertes de liberté, notamment pour les femmes dues au changement de régime et la difficulté de retrouver sa place lorsqu'on n'est pas de mèche avec le pouvoir.

Il m'est difficile de prendre du recul sur la situation décrite, entre le réel et le fantasmé tellement peu d'informations nous arrivent et tellement leur situation est différente de la mienne.
L'exil est évoqué à de nombreuses reprises et sa difficulté de mise en place explique une partie de la situation géopolitique actuelle.
Ce livre me fait poser beaucoup de questions sur la nationalité et sa valeur légale qui finalement détermine l'appartenance à un pays, même lorsque celui ci ne nous correspond plus, et conditionne notre mode et qualité de vie. De même quelle serait ma réaction si mon pays se modifiait autant et aussi rapidement ? Comment résister aux règles imposées dans la violence et la peur ?

Au total : Un livre court, mais fort qui évoque le quotidien à Kaboul sous domination talibane. Comme dans l'attentat, beaucoup de questions sont soulevées à la lecture de ce livre.

mardi 20 juin 2017

"Anamnèse de Lady Star" de L.L Kloeztler

Lu dans le cadre d'un club de lecture, on nous avait promis un livre dans un futur post attentat, avec une enquête policière. Je n'irai pas jusqu'à dire que la publicité était mensongère, mais je suis juste passée à coté de ce roman

Résumé

Futur proche.
Un attentat à Islamabad a provoqué une pandémie terrifiante. Les trois quarts de la population mondiale ont disparu. L'arme utilisée : la bombe iconique. Les coupables ont été retrouvés, jugés et exécutés. Mais certains se sont échappés.
Parmi eux, une femme, leur inspiratrice, leur muse. Sa simple existence est un risque : tant qu'elle vit, la connaissance menant à la bombe reste accessible.
Elle a disparu, n'a laissé aucune trace, pas l'ombre d'une ombre. Des hommes disent pourtant l'avoir rencontrée : savants, soldats, terroristes, ermites... Ont-ils rêvé?
Voici le récit d'une enquête, de l'Asie à l'Europe, des terres dévastées jusqu'aux sociétés hypertechnologiques de l'après-catastrophe. Un jeu de pistes, doublé d'une plongée dans les archives digitales de notre futur, avec le plus fou des enjeux : refermer la boîte de Pandore.


Mon avis

Il est de ces livres denses et déroutants dont on ne sait si les auteurs se rendent compte des difficultés d'approche de leur récit.
Je me suis perdue entre les différents personnages qui n'ont pas forcément éveillé un grand intérêt en moi que ce soit par leur quête ou par leur personnalité. 

Les chapitres  sont longs et finalement une fois installé dans l'aventure avec le personnage suivi, on change de décors et de personnage récurrent. Le fil rouge est ténu, on voit les éléments s'imbriquer dans la recherche de la bombe iconique et du personnage central, mais l'univers post-bombe ne m'a pas convaincu. Il m'a manqué des descriptions et surtout un souffle narratif qui m'embarque.
Peut être avais je besoin qu'on me tienne un peu plus la main sur ce récit (petit commentaire de la discussion qui en a suivi lors du club), mais j'avoue avoir eu l'impression d'un livre pour initié, habitué de l'auteur qui comprenait les subtilités des personnages, des changements de narration qui m'ont plus déstabilisé que vraiment embarqué et habitués aux variation de styles.

La discussion du groupe de lecture, porté par celui qui l'avait proposé m'a malheureusement convaincu qu'il s'agissait d'un livre assez élitiste (certains l'ont beaucoup apprécié alors qu'il ne s'agit pas de leur style de prédilection).

Au total : Je suis passée à coté de ce roman, et malgré les bons avis lus sur Vostok, pas sure de m'aventurer à nouveau dans l'univers de ces auteurs.

Petit souvenir de lecture, la construction l'ayant emporté!

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre K : 300 pages avant abandon

dimanche 18 juin 2017

"Bouddica" de Jean Laurent Del Socorro


J'avais beaucoup aimé le "Royaume de vents et de colères", j'étais donc assez pressée de découvrir ce livre sur un personnage que je ne connais que par le biais d'un jeu vidéo.

Résumé

Couverture BoudiccaAngleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.




Mon avis

Un petite plongée dans l'Angleterre celtique ? Voila un livre qui complète bien mes dernières vacances dans la campagne et le sud de ce pays.

Contrairement à son précédent roman, Bouddica est centrée un seul personnage, féminin, redécouverte dans un second temps comme pilier de la lutte anglaise contre Rome.
Reine celte, on découvre par son histoire une partie des us et coutumes de ce peuple, notamment leur religion et l'importance des druides dans leur organisation sociétale. On peut être surpris de l'équivalence de traitement entre hommes et femmes d'ailleurs alors que la société romaine était dirigée uniquement par des hommes. L'antagonisme entre les 2 sociétés est assez bien décrit, et notamment par les incompréhensions suscitées.

Le récit est court et composé de 3 parties, comprenant les étapes clés de sa vie. Son enfance et l'apprentissage de sa condition de reine, une période de transition avant que la fibre celte ne réapparaissent et que sa condition de colonisée ne la dépasse.

J'ai aimé suivre l'évolution de cette femme entière et droite, dont l'enrichissement personnel n'est pas sa priorité, mais sa liberté. Même si l'histoire est probablement romancée (la courte bibliographie de fin montre le peu de document disponible sur cette héroïne), j'ai apprécié découvrir cette guerrière, reine des Icènes avant tout et refusant les compromis en sa défaveur. Elle porte les interrogations de chacun face à un envahisseur, faut il se soumettre et protéger un maximum de citoyen ou se battre pour sa liberté coute que coute. Que vaut la parole de l'envahisseur, quel est le bon moment pour refuser l'oppression ?

Au total : Un livre court centré sur une guerrière, assez moderne dans ses réflexions. Un peu moins prenant que le livre précédent, mais une bonne lecture plutôt historique que vraiment imaginaire.




dimanche 4 juin 2017

Quelques instants de lecture [2]

Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé par le blog Les lectures de Mariejuliet, qui se tient le 1er jour de chaque mois.  Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé,  mis en scène.

QuelquesInstantsBan

 En mai, j'ai lu :

 Mordred, de Justine Niogret, emprunt bibliothèque une lecture pas aussi facile d'accès que Chien du Heaume, qui me laissera un souvenir de mélancolie au temps des chevaliers de la table ronde.










Boudicca de Jean Laurent Del Socorro, billet en cours d'écriture. Un récit historique qui reprend la vie de Boudicca/Boadicée, reine celte sous l'empire romain. Une bonne lecture, mais je m'attendais à plus de fantastique/fantasy.








Everything, Everything de Nicola Yoon, sur ma liseuse, donc pas pris de photo, un roman YA mignon, qui ne me laissera pas un souvenir incroyable.

Comme convenu de Laurel : Une BD très sympa sur une équipe de startupper dans la silicon Valley, ou l'envers d'un décor d'allure idyllique. L'homme a commandé le tome 2 que je lirai avec plaisir!

J'ai poursuivi Persuasion de Jane Austen pendant mes insomnies, mais ca avance doucement en ce moment !
J'ai entamé L'anamnèse de Lady Star de L.L. Kloetzer, pas sure d'en voir le bout, car je m'ennuie...  Je le poursuis jusqu'au Book Club de jeudi.

Réception et achats de mai :

Je traine moins en librairie et ca se voit !
Achat :
L'anamnèse de Lady Star de L.L Kloetzer en cours de lecture

Réceptions :  
Le Magazine Lire auquel je me suis abonnée, avec un dossier littérature féminine qui est pas mal, et quelques pages du nouveau tome du Passe Miroir de Christelle Dabos que j'ai dévoré.
L'éducation de Stony Mayhall de Daryl Gregory, dans le cadre de mon réabonnement à BiFrost.



 Et enfin : Un peu de mon jardin, que j'aménage depuis 18 mois avec certaines satisfactions (autres que culinaires !).


samedi 27 mai 2017

"Mordred" de Justine Niogret

J'avais beaucoup aimé "Chien du heaume" et j'avais envie de découvrir cette auteur dans sa revisite de la légende arthurienne.

Résumé

Couverture MordredOyez la sinistre et triste histoire de Mordred, le chevalier renégat. La légende veut que Mordred, fruit des amours incestueuses d’Arthur et de sa sœur Morgause, soit un traître, un fou, un assassin. Mais ce que l’on appelle trahison ne serait-il pas un sacrifice ? Alité après une terrible blessure reçue lors d’une joute, Mordred rêve nuit après nuit pour échapper à la douleur. Il rêve de la douceur de son enfance enfuie, du fracas de ses premiers combats, de sa solitude au sein des chevaliers. Et de ses nombreuses heures passées auprès d’Arthur, du difficile apprentissage de son métier des armes et de l’amour filial.



Mon avis

Le début a été assez difficile, car je ne m'attendais pas à un roman aussi mélancolique avec une structure temporelle assez éclatée. J'ai donc mis un bon tiers du roman à me plonger dans l'histoire, à me saisir des différents repères spatiaux.

On suit Mordred dans plusieurs évènements de sa vie qui sont tous reliés au moment du récit, mais les repères temporaux sont parfois flous. Une fois cette structure apprivoisée, on rentre dans le récit, dans ce rythme lent alternant les gloires passées et de sa souffrance au quotidien.

Les thèmes abordés sont multiples, notamment, la vieillesse, l'importance de sa construction en tant qu'être qui débute dès l'enfance, la relation oncle/neveu avec Arthur que l'on voit aussi sous un autre point de vue.
Peut être, ai-je été troublée par le décalage entre les légendes arthuriennes souvent abordée dans leur coté  bataille et jeunesse et ce roman plus intimiste, centré sur la douleur, la maladie et le bilan de leur action.


Un des points forts de ce roman repose sur les personnages. Morgause, fée exilée dans sa foret, proche de la nature, respectée par ceux qui la connaissent, son "rival" au château fait réfléchir Mordred par sa mesquinerie et savoir ce qu'il cherche de la vie. Arthur, roi qui tente de tisser un lien avec son neveu, malgré nombre de non-dit et une communication pas forcément aisée.


Au total : Une revisite de la légende arthurienne, centrée sur les relations humaines et leur impact.

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre N : 186 pages

lundi 22 mai 2017

"Everything, Everything" de Nicola Yoon

Lu pour le book club sur Livraddict, j'ai été agréablement surprise par ce livre Young adult

Résumé

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Mon avis

Je me suis lancée dans ce livre sans vraiment lire le résumé. Au départ, j'avoue avoir eu une impression de mélange de "Wonder" et "Nos étoiles contraires" que j'avais trouvé trop pleins de bon sentiments. Finalement, mon ressenti est assez positif, notamment au vue de la seconde partie et des conséquences de certains choix.

Le couple Olly-Maddy est mignon, j'ai aimé leur approche de séduction et leur franchise relative l'un envers l'autre.
J'ai aimé aussi la relation mère fille, même si cette fusion due aux effets de la maladie de Maddy peut être troublante au départ. Garder sa fille dans cette bulle est un certain sacrifice. De même, son infirmière apporte une vraie touche d'humanité dans l'univers assez aseptisé et rodé de Maddy.
Quand à Olivier, jeune homme avec ses soucis propres, il est finalement assez éloigné du prince charmant mais son comportement, sa gentillesse apparaissent rapidement.

La maladie est abordée sous un angle différent, plus sur les conséquences et les risques que vraiment la pathologie en elle même et certains passages qui pourraient sembler approximatif sont finalement assez cohérent dans la globalité du livre.

Au total : Un livre YA de bonne qualité avec un couple plutôt mignon et l'accent mis sur la relation mère/fille

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre Y : 360 pages

mercredi 3 mai 2017

"Orgueil et préjugés" de Jane Austen

Relecture d'un classique que j'ai découvert en VO pour la première fois. (Je viens de me rendre compte que je ne l'avais jamais chroniqué sur ce blog...)

Résumé (pris sur livraddict)


Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.




Mon avis

Que dire de plus qui n'a déjà été dit. Orgueil et préjugés est un classique de la littérature anglaise, témoin d'un époque où les femmes étaient plus marchandises que maitre de leur destinée.

J'ai été assez surprise par l'accessibilité de ce texte en VO, probablement facilitée par le fait que je connaissais la trame principale. Mine de rien, ne l'ayant pas lu depuis un moment, j'ai été surprise de certains détails sur des personnages secondaires qui ne sont pas négligeables.

Quelque soit la version, Lydia et sa mère sont particulièrement insupportables de bêtises... Jane est assez transparente et Elizabeth garde sa place d’héroïne austenienne par sa culture, humour et répartie.

Au total : Un classique anglais abordable en VO (en tout cas en connaissant la trame) et une relecture bien sympatique ! "J'enchaine" sur Persuasion du coup.
PS : Pour une première approche, l'adaptation par le BBC est vraiment fidèle, celle avec Keira Knightley moins, mais la scène sous la pluie dans le parc est magnifique!


https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre A : 380 pages

lundi 1 mai 2017

Quelques instants de lecture [1]

Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé par le blog Les lectures de Mariejuliet, qui se tient le 1er jour de chaque mois.  Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé,  mis en scène.

Ca fait quelques temps que je me dis qu'il faut que je participe à ce rendez-vous, vu que je poste sur IG et ca me motive à reprendre les bilans mensuels du coup.

QuelquesInstantsBan

En avril, j'ai lu :
 
- Les seigneurs de Bohen, commencés en mars. J'ai beaucoup aimé cet univers de fantasy !


- Le livre de Perle de Timothée de Fombelle. Un conte moderne, je m'apercois que je ne l'ai pas pris en photo ...



- Phobos tome 2 de Victor Dixen : Bon, c'est addictif comme série, mais bien cousu de fil blanc et assez manichéen... 
Emprunts médiathèque









- Le château blanc d'Orhan Pamuk : Assez mitigée, mais plutot motivée pour découvrir d'autres livres de l'auteur.









Achats d'avril : 




















Auxquels j'ajoute "Vivant" d'Anna Starobinet qui me tente depuis les Utopiales.





Sont en cours :
 - Persuasion de Jane Austen, relecture pour mes insomnies
- Everything, Everything de Nicola Yoon, pour le Book Club de LA (très young adult, mélange entre Wonder et Nos étoiles contraires.) Il se lit très vite !
- Mordred de Justine Niogret, plus déroutant, je ne retrouve pas vraiment le charme de Chien du Heaume pour le moment.



mercredi 26 avril 2017

"Les seigneurs de Bohen" d'Estelle Faye

Auteur que j'ai découvert par sa trilogie jeunesse : Thya, Enoch et Aylus, dont la structure m'avait vraiment épatée, j'avais hâte de découvrir son dernier roman, en un seul volume qui nous amène dans une fantasy qui semble de prime abord plus classique

Résumé


Couverture Les Seigneurs de Bohen
Je vais vous raconter comment l'Empire est mort.  L'Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d'étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d'existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel. J'évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers... Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman de fantasy qui raconte un bout d'histoire du royaume de Bohen, à travers plusieurs personnages, dont les liens se tissent au fur et à mesure, parfois à distance.
L'univers de Bohen est riche, la magie variée sans être surpuissante et son histoire nous montre que tout évènement peut être lié.
L'histoire est surtout centrée sur les personnages qui sont le point fort du livre et correspond à un récit chorale : plusieurs points de vue, des évènements qui finalement se regroupent.

Sainte Etoile, que j'ai parfois trouvé difficile à cerner au début est un personnage fascinant ainsi que Sorenz. Son insert est plein d'ironie et on devine au fur et à mesure leur attachement réciproque. Son histoire est peut être la plus complète et surprenante, notamment dans ses choix et sa manière de gerer sa vie.
Maeve est une jeune femme forte, qui suit un schéma classique d'"initiation" dans les romans de fantasy. Son voyage plein de rebondissement nous permet de mieux capter la géographie et certaines relations. Le dénouement qui la concerne m'a touché dans l'espoir qu'elle donne aux jeunes qui veulent poursuivre leur rêve, leur destinée.
Cigale est un de mes personnages favoris, jeune fille discrète et déterminée, j'ai aimé la voir évoluer et éclore.
Wens le scribe tisse une relation assez magique avec son bourreau, et leur parcours atypique. J'avoue avoir été fascinée par leur relation qui se tisse progressivement, mais moins touchée par son histoire. Je trouve dommage d'aussi peu les connaitre à la fin du roman.

J'ai trouvé ce livre assez féministe avec des personnages féminins marqués et qui m'ont plus intéressé finalement. En écrivant ce billet, je me rends compte que je n'ai pas forcément ressenti la parité entre les protagonistes, car les personnages secondaires féminin aussi sont forts, comme Sonia, Lantane ou la sœur de Wens.

J'ai aimé les différents univers présents, entre les camps de mercenaires, le château et les différentes villes dans lesquelles les héros évoleunt, les peuples de la mer. Tout ceci est riche, étoffé et nous sommes assez rapidement à l'aise malgré les changements réguliers de lieux et de narrateur. 
Enfin je trouve ce livre très riche sur les thèmes abordés, que ce soit sur l'amour et la sexualité qui est présent sans aucun coté mièvre ou mettant mal à l'aise, ou dans les choix qu'il faut faire pour atteindre ses objectifs, la réussite de ses actions et notre place dans le monde qui ne dépend que de nous. Chaque personnage suit une trajectoire vraiment différente mais leur objectif est au delà de leur propre personne.

Comme souvent dans ces univers, un seul tome nous satisfait car l'histoire se termine réellement mais nous frustre car j'ai eu l'impression d'effleurer beaucoup de personnages et de leur histoire.


Au total : Un récit de fantasy riche et dense que je conseille pour ceux qui veulent découvrir l'auteur.

D'autres avis chez : Marie, Blacky, ...


https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre F : 591 pages


dimanche 23 avril 2017

"L'étrange bibliothèque" de Haruki Murakami


Murakami est connu pour ses récits plutôt orientés fantastiques avec des fanatiques et ceux qui n'accrochent pas (en tout cas, je le perçois comme tel). Il fait partie des auteurs qui me fascinent tout en ayant peur de faire partie de la seconde catégorie. J'ai déjà lu 'Underground' mais je ne pense pas qu'il représente vraiment les écrits oniriques de l'auteur, alors j'ai craqué pour ce petit livre illustré pour me mettre dans l'ambiance et sauter le cap de "Kafka sur le rivage".

Résumé

Couverture L'étrange bibliothèque 
Je m'assis sur le lit, m'enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j'étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !


 






Mon avis

Petit livre pouvant faire penser à un conte, il se lit vite tout en prenant le temps d'admirer les illustrations de ce livre avec plusieurs niveaux d'image.

J'ai aimé suivre le héros dans cette étrange bibliothèque et rencontrer avec lui la jeune fille et l'homme mouton.
Livre court mais finalement assez intense dans la situation improbable qu'il décrit.
Je suis tombée sous le charme de l'auteur et de son imagination, même si mes passages en bibliothèques risquent d'être un peu différent.
La question de la connaissance et de ses bénéfices est amenée de manière différente ainsi que son utilisation. L'importance des livres dans une société pour la transmission du savoir fait partie des messages que je retiendrais, dans une société où le numérique prend facilement la place.

Au total : Une découverte dans l'univers de Murakami, qui me convainc de tenter ma chance, un jour, avec Kafka sur le rivage.

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre M : 73 pages

lundi 17 avril 2017

"Le château blanc" d'Orhan Pamuk

Lu dans le cadre du Book Club, qui avait pour thème de lire un livre de cet auteur, j'ai découvert lors de nos discussions l'histoire de cet auteur, prix nobel de littérature.

Résumé

Extrait du 4ème de courverture :
  Le narrateur est un Italien de vingt ans, féru d'astronomie et de mathématiques. Capturé par des marins turcs et jeté dans la prison d'Istanbul, il se dit médecin, et est offert comme esclave à un hodja, un savant. Le maître oriental et l'esclave occidental se ressemblent de manière effrayante, éprouvent une méfiance immédiate l'un pour l'autre.





Mon Avis

Surtout ne pas lire l'ensemble du  quatrième de couverture de mon édition qui est un fait un résumé complet du livre. La dernière phrase correspondant aux dernières pages. Soit, les autres lecteurs du club avaient deviné le dénouement, il n’empêche qu'on ne lit pas de la même manière un livre quand on attend le twist qui va lancer l'histoire, alors qu'il la conclut.

Je suis ressortie assez perplexe de ma lecture.
J'ai ressenti tour au long de la lecture une envie de poursuivre ce roman, malgré une ambiance parfois assez oppressante, voire malsaine associée à un manque d'action franc. 

L'écriture de l'auteur est très centrée sur la réflexion autour du soi, des différences culturelles et de son reflet.  La plongée dans le monde ottoman du XVIIème siecle est une histoire que je méconnais actuellement ou dans son histoire plus ancienne. L'actuelle Turquie est dirigée par des sultans/pachas et profondément islamique, et le récit nous plonge dans des intrigues de cour qui sont parfois déstabilisantes.

La relation entre le narrateur et le "Maître" met en évidence cette opposition occident/orient, notamment dans certains scènes en huis clos, thème qui a l'air souvent présent dans ses autres romans.

Le livre est relativement court et malgré certains passages un peu longuet, les pages tournent rapidement.

Au total : Une découverte de cet auteur, qui après discussion au book club, n'est pas forcement le meilleur pour débuter. Je garde en tête "Mon nom est rouge" et "Istanbul" pour poursuivre ma découverte.

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre P : 257 pages

dimanche 16 avril 2017

"Le livre de Perle" de Timothée de Fombelle

J'ai découvert cet auteur par ma lecture de Tobie Lolness dont la blogosphère était extremement positive et j'avais beaucoup aimé cet univers onirique.

Résumé

Couverture Le livre de PerleTombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas?

Mon avis

Le livre de Perle est un conte de fée moderne en gardant certains codes.
Le livre est découpé en 3 parties, et une fois plongé dedans, il est difficile d'interrompre sa lecture.

J'ai aimé le personnage de Joshua Perle qui donne son nom au roman. Vendeur de Guimauve dans le Paris des années 30-40s, son personnage et son évolution sont vraiment le point fort du livre.
On voyage en France, mais aussi dans un monde imaginaire, où un prince tombe amoureux d'une fée avec des ennemis qui essaient de les séparer. La fée prend sa place progressivement dans le récit, pour devenir bien plus qu'une princesse de conte classique. Le lien entre les 2 mondes est ténu et la recherche d'objets confirmant l'existence du monde féérique nous replonge un peu dans l'enfance, et la pensée magique.

Comme lors de ma précédente lecture, j'ai été touchée par l'écriture si poétique de l'auteur, par la cohérence de son univers et les caractères si complexes de ses personnages.
J'apprécie les livres étiquetés jeunesse qui m'ouvrent l'esprit et apporte des pistes de réflexions sur différents thèmes, notamment la mémoire, la place des contes dans notre vie, les héros ordinaires du quotidien ...

Au total : Une nouvelle plongée dans l'univers si particulier de Timothée de Fombelle. Une lecture riche et intense.

jeudi 9 mars 2017

"Le soleil des Scorta" de Laurent Gaude

En pleine réflexion sur l'auteur à présenter à mon prochain book club et en préparation d'un week end à Milan, je suis tombé sur ce roman qui traine dans ma PAL depuis 2013 (et oui...) et je l'ai dévoré le temps de mon week end, plongée dans cette Italie du Sud

 Résumé

La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite et méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobe. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut les rattraper. Le temps, cette course interminable du soleil brûlant les terres de Montepuccio, balayera ces existences de labeur et de folie. A l'histoire de cette famille hors du commun se mêle la confession de sa doyenne, Carmela, qui résonne comme un testament spirituel à destination de la descendance. Pour que ne s'éteigne jamais la fierté, cette force des Scorta.

Mon avis

Il est certain livre dont on ne sait comment en parler, tellement il y a de choses à dire tout en voulant un peu les garder pour soi !

Je me suis complètement plongée en Italie du sud grâce à ce roman. Les descriptions nous amènent dans les Pouilles, dans ce pays chaud, plein de cailloux, d'oliviers et de pécheurs.

Il s'agit d'une chronique familiale mais aussi d'un village qui montre un certain mode de vie, où les trajets étaient longs (en âne notamment), les déplacements plus calculés et un isolement géographique qui s'estompe avec le temps. Sans être un huis clos, on ressent la vie de ce village et la pression de la vie en communauté qui s'exerce, à la fois alternant entre rivalité et entraide.

La famille Scorta est quant à elle touchante et parfois déstabilisante. Elle centre le récit et le point de vue tout en permettant du fait de ses différents membres de prendre du recul. Nous sommes plongés dans la vie du début du XXème siècle où la pauvreté était monnaie courante et nous voyons les évolutions de carrière, d'objectifs et surtout de caractère de chaque membre.

J'ai aussi beaucoup aimé la succession des prêtres qui reflète à la fois leur rôle repère ou délétère, selon leur interprétation de la religion et de ses préceptes et leur intégration dans un village qu'ils découvrent.

Contrebande, trafic humain, voyage en Amérique, guerre d'Espagne, tourisme de masse, tout un siècle en fil rouge à travers la vie d'une famille ! 

Au total : Un roman familial dans l'Italie du Sud qui retrace le XXème siècle. Un Goncourt franchement accessible !

https://4.bp.blogspot.com/-hn4srTcpc-s/V_dtDpO6J9I/AAAAAAAAGlw/0sOc0Om6ojEeZsBMKdoez5azagYbn3GsgCLcB/s320/abclogoshadow.gif
Lettre G 321 pages