lundi 17 juillet 2017

"La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de Joel Dicker

Livre que l'on m'a offert peu de temps après sa sortie, j'avoue avoir été un peu échaudée par son épaisseur. Je l'ai finalement lu en assez peu de temps.

Résumé

Couverture La vérité sur l'affaire Harry QuébertÀ New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?


Mon avis

Je suis dans ma période policier, après le roman de Fred Vargas. Encore un fois, je me suis retrouvée happée par l'histoire.

L’enquête est plutôt sympathique avec une plongée dans l'Amérique des années 70s, les ambitions de chacun parfois rattrapées par la réalité (j'ai eu pas mal de compassion pour Jenny...) et le rappel des limitations des technologies actuellement accessibles.
On n'échappe malheureusement pas à quelques clichés (la mère de Marcus, Robert, beauf en puissance) et à certaines ficelles (Tiens il ne devait pas creuser ce point, et quelques 200 pages plus tard et ca entraine un ultime rebondissement...). De même, le rapprochement entre Marcus et le policier en charge de l’enquête est finalement assez facile, à croire qu'il est possible de devenir détective privé en lien avec la police en quelques minutes.

Les personnages sont attachants, et assez creusés pour apporter leur lot de surprise, y compris quand on pense les avoir cernés. La galerie est modérée mais bien différenciée et j'ai apprécié suivre leur vie dans les années 70 et leur vie actuelle. Chacun apporte une facette de la vie de Nola et sa place dans le village.

La fin est pleine (un peu trop?) de rebondissements mais apporte toutes les explications attendues.
J'ai aimé la mise en abyme effectuée par l'auteur avec les conseils d'écriture du maitre à l'élève qui s’accordent pas mal aux chapitres du livre et cette impression qu'il écrit ce livre en même temps que notre lecture. (Même si je conçois que ce procédé a pu en agacer certains).

L'histoire se suffit en elle même, mais un autre livre avec comme personnage principal Marcus est sorti depuis peu, et je me laisserai facilement tenter.

Au total : Un bon page-turner sur fond d'Amérique des années 70s !

jeudi 6 juillet 2017

"La porte des enfers" de Laurent Gaudé



Couverture La porte des enfers

Lu dans le cadre du club de lecture, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire probablement du fait du thème initial abordé (la perte de son enfant par accident) puis la seconde partie m'a complètement embarquée.

Résumé

 2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière. Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.
1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue.


Mon avis

C'est mon second roman de cet auteur cette année, et encore une fois je suis séduite par son écriture et sa manière d'aborder des sujets difficiles, de faire de la littérature contemporaine avec une touche de fantastique.
Comme souvent les personnages sont au centre du récit, même si la ville de Naples est aussi à l'honneur (pas forcément dans son coté très touristique) surtout dans sa religiosité et sa population.

La détresse de Giuliana et Matteo est poignante, et leur attitude si différente face à ce deuil porte ce livre. J'ai apprécié la manière dont est traitée la descente aux enfers (littérale et figurée) de Mattéo, à travers ses rencontres nocturnes, son errance à la recherche d'un but et son humanité qui éclot au fur et à mesure du roman.
Ses rencontres nocturnes nous offre un panel de personnages émouvants et plein de nuances. Malgré une apparence défavorable, on sent l'humanité qui se dégage d'eux et leur amour de la vie.

J'ai cependant trouvé que l'histoire était assez longue à se mettre en place et la seconde partie bien plus dynamique et intéressante. La scène finale apporte une touche d'espoir à ce récit très sombre du fait des thèmes abordés.

Au total : Un livre sur le deuil et la vengeance. Pas mon préféré de l'auteur mais une bonne lecture, pleine de réflexion.

Les avis lors du club ont été assez divergent, entre les conquis de base, ceux qui ont trouvé beaucoup de facilité dans le récit, notamment aux enfers (et ont fait un parallèle avec Danté), et les mitigés qui ont aussi trouvé que le début était trop lourd et lent à se mettre en place.